Marathon²

Bonjour tout le monde!

La semaine dernière, je m’apprêtais à m’élancer sur les rives d’Anvers pour mon deuxième marathon… Un marathon du bonheur, tout doux, sous le soleil (dans mon souvenir) et très réussi!

Antwerp Marathon

L’effet médaille

Le plus difficile pour un deuxième marathon ce n’est pas la préparation, ou la peur de ne pas le terminer… Non, le plus difficile c’est le moment où, en plein milieu de la nuit, sous la lumière jaune de la salle de bain, vient la question : mais pourquoi je fais ça? On sait presque ce qui nous attend, d’un coup on se souvient de la douleur au 32e kilomètre… On appréhende le réveil, on appréhende les transports, on appréhende l’attente et la tension, et on appréhende les réactions de son corps après avoir dépassé le semi marathon… Mais finalement, en général, pour moi, la curiosité dépasse l’appréhension et cette fois-ci mon tempérament se confirme… et je me rendors paisiblement, ravie de me lancer dans une nouvelle aventure.

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Il est 5h, Bruxelles s’éveille. J’avais mis un réveil à 5h20, histoire de prendre un vrai petit-déjeuner avant de sauter dans le premier métro à 6h03; mais finalement je me suis réveillée naturellement à 5h, fraîche comme une pâquerette. Mes petites affaires étant prêtes, je me prépare rapidement, je vérifie une dernière fois la météo, et je trottine tranquillement vers le métro, éclairé tel une station-service au milieu du désert californien.

6h, premier métro, les oiseaux chantent, la circulation est fluide, du jazz est diffusé par la STIB, le métro est vide et le chauffeur éclate de rire en me voyant et me fait « coucou ». Normal, je ressemble à un M&M’s bleu, avec mon poncho en plastique du semi-marathon de Paris. Les gens me regardent un peu, certains rentrent de soirée. Les conditions sont idéales pour courir un deuxième marathon très heureux.

Antwerp Marathon

En route vers Anvers!

Je retrouve à la gare mes coéquipières Steinlaug et Kristin, et le Papa de Kristin qui s’apprête à courir les 10 Miles l’après-midi. On rigole, le train est vide, on mange un peu, on se concentre. Arrivées à la gare d’Antwerpen-Berchem, nous avons des sueurs froides à la vue du panneau indiquant le 25e kilomètre. Je sens les filles s’agiter, je reste calme. Nous sautons rapidement dans un tram qui nous emmène très vite au point de départ : 8h, il faut encore récupérer les dossards et déposer nos petites affaires.

La zone de départ est très bien organisée et semble presque vide. Normal, moins de 2.000 coureurs s’élancent sur le départ à 9h! Mais l’après-midi, 21.000 coureurs se sont précipités sur les 10 Miles, et il y a aussi deux courses de 5 km (il va falloir m’expliquer le concept) et une course pour les enfants. J’entre dans mon sas et je m’élance, à quelques pas des élites, derrière les meneurs d’allure de 4h15. Mon seul objectif est de passer un bon moment, mais faire mieux  que l’an dernier me semble tout à fait possible. Kristin tente de passer sous les 4h et Steinlaug se promet de finir: nous partons toutes à une allure différente.

Antwerp Marathon

3 x 42 + 10 Miles = le bonheur / lykke

Une petite pluie bien froide nous accompagne sur les premiers kilomètres, nous entrons dans un tunnel bienvenu pour se mettre à l’abris et longeons les quais d’Anvers jusqu’au 8e kilomètre. Les Anversois sont très chaleureux et sont nombreux à nous encourager. Même les automobilistes coincés par les barrages de polices viennent nous taper dans les mains ! Le soleil est de la partie, je souris, les kilomètres défilent… Je finis par dépasser ma pauvre Kristin qui n’arrivera finalement pas à son objectif.

Le terrain est très roulant et verdoyant, nous traversons des quartiers résidentiels très bien tenus, où le public est toujours aussi nombreux, les ravitaillements faciles et bien fournis. Les bénévoles rient lorsque je leur demande de me verser de l’eau sur la tête… Je passe le semi marathon en 2h06 et je sais que je finirai en dessous de 4h30 !

It might seem crazy what I’m about to say
Sunshine she’s here, you can take a break
I’m a hot air balloon that could go to space
With the air, like I don’t care, baby, by the way

Because I’m Happy!

La seconde partie est plus verdoyante, je tape dans d’innombrables mains, le 30e kilomètre arrive et un petit poing de côté aussi, vite dissipé. Je cours au milieu des oies et des canards du parc Rivierenhof, des promeneurs  sirotent un café en nous souriant, la vie est belle à Anvers. Je m’arrête un instant aux toilettes, et je finis ma course côté des anciens docks où des terrains ont été aménagés. Il fait chaud, je poursuis avec une boisson isotonique dans une main et ma gourde d’eau dans l’autre… Je profite au maximum de cette ambiance si sympathique en sachant pertinemment que j’oublierai tout très vite !

Keep on with the force, don’t stop

Don’t stop ’til you get enough

Vivement l’arrivée : Cosimo m’envoie des messages mais je veux arriver vite, pas le temps de regarder ! Je ne le vois pas en m’approchant de l’arrivée mais je réalise très vite que j’ai largement surpassé mes attentes : plus de 20 minutes de gagnées par rapport à l’an dernier ! Je finis en 4:23 en faisant l’avion, le sourire jusqu’aux oreilles !

 

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Bilan de la course: finir un premier marathon vient comme une évidence. C’est un défi, une montagne, un exploit sur soi-même et une revanche sur la vie. En finir un second vient comme une confirmation. Le courir et le finir dans ces conditions me donne des ailes. Je n’ai senti aucune fatigue particulière, aucun mur; je n’ai pas douté et j’ai vite récupéré.

Lors de ma préparation, j’ai écouté les besoins de mon corps, et couru 2 à 3 fois par semaine, fait une fois du Vinyasa yoga et ait intégré beaucoup plus de renforcement musculaire et quelques séances de natation. Je suis plus légère, plus musclée, plus résistante. D’un point de vue alimentaire, la consultation d’une naturopathe m’a permis de prendre de bonnes habitudes et de mieux récupérer : pas de rhume cet hiver malgré des semi-marathons tous les weekends!

Antwerp Marathon

Concernant la course en elle-même, l’organisation et l’ambiance ont été exceptionnels. C’était un vrai luxe d’avoir autant d’attention pour un événement si petit. Dès le départ, je n’ai pas eu à donner des coups de coude pour dépasser des coureurs plus lents, et parfois, j’ai eu l’impression d’avoir ces encouragements pour moi toute seule. Donc si vous cherchez un petit marathon presque facile, foncez à Anvers !!

Epilogue:

Ma déclaration d’amour pour la course à pied a été reprise dans le dernier Running pour Elles ! Quel bonheur de trouver cet article au lendemain de mon deuxième marathon !!! Forcément, ça me donne de nouvelles idées… ;-D

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Et vous, quelle course vous a rendu le plus heureux?

En attendant de bien récupérer… #runwithyourheart

 

 

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2 réflexions sur “Marathon²

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