Lacanau - le Tedey

Limites

Salut les amis,

Aujourd’hui laissez-moi ne pas vous parler de course, de voyage ou de cuisine. Aujourd’hui je vais vous parler de limites et de l’apprentissage d’un petit bout de sagesse.

Aïku by the lake #lacanau

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Comme vous l’avez sans doute remarqué, j’ai dû mettre un terme à ma rubrique « mardi marathon ». C’est bien dommage, mais c’est pour une très bonne raison: je suis blessée. Je n’ai plus couru depuis les 20 km des Hivernales de Boitsfort, il y a plus d’un mois. Le verdict est finalement tombé hier: fracture de fatigue à droite, accompagnée d’une périostite tibiale à gauche. Autrement dit, c’est pas joli!

J’ai consulté relativement rapidement, après les premières douleurs, mais c’était déjà trop tard. J’ai dû passer moults examens, dont une scintigraphie qui m’a rendue radioactive pendant 24h, une radio, une échographie… J’ai vu l’ostéopathe qui a trouvé mon tendon d’Achille à gauche complètement inflammé, et tout mon flanc gauche ratatiné. D’ailleurs, c’était à gauche que j’ai eu mon syndrome de l’essuie-glace.

Bref, mon corps a dit « stop ».

Depuis un mois, j’accuse le coup: finies les sorties longues le weekend pendant 1 ou 2h, finie l’idée de courir mon 3e marathon dans 2 pays, moins d’endorphines… Mais aussi je n’ai plus besoin d’aller affronter les éléments, d’essayer d’éviter de prendre froid, de caler mes sessions running dans mon agenda de ministre… Si vous avez suivi les conditions climatiques du Semi-marathon de Paris dimanche, vous voyez de quoi je parle. Même si j’étais triste de ne pas y en être, je me suis dit que ce n’était pas forcément une mauvaise chose…

Cependant, je continue de me bouger, j’en ai besoin pour ma forme physique, et surtout gérer mon anxiété, faire sortir le stress (et éviter de pourir la vie de mon amoureux 😉 ). Mais j’y vais doucement: toujours FizzUp mais sans impact, natation (depuis que je me suis offert des lunettes de piscine à ma vue c’est Noël!), yoga… Et je vais tester l’aquacycling.

🐳💙🌊 I missed the wide open ocean

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Mais évidemment, je réfléchis à ma vision du running et à ma pratique de la course, à l’impact qu’elle peut avoir dans ma vie, à l’euphorie qui l’entoure. Je n’étais clairement pas douée en sport étant plus jeune, mais j’ai vite trouvé une grande satisfaction à vouloir aller toujours plus loin en course à pied. Je me rends compte que le problème de la course c’est que comme on progresse tout le temps, on se lance de nouveaux défis, on se dépasse et on se croit donc invincible. On s’encourage, on se tappe dans le dos, on se compare et on se sent coupable de faire moins bien même si on se promet de ne pas le faire. Instagram, les réseaux sociaux, les sites internet et magazines de fitness ou running, la mode du fitness et du bien-être et ses campagnes publicitaires ciblées, et même les discussions pourtant bienveillantes avec mes super copines runneuses, me poussent toujours plus loin.

Cependant, cette combinaison de facteurs, de pub et de slogans tels que « strong is the new sexy« , « just do it« , « first never follows« , « ce qui ne te tue pas te rend plus fort », « tomber 2 fois se relever 3 » etc., ainsi que finalement un manque de recul (on dit « la tête dans le guidon »… la tête dans les baskets c’est peut-être plus réaliste?) nous font croire que notre esprit est notre seule limite, que si on n’arrive pas à faire quelque chose c’est que l’on manque de volonté. Evidemment, ce n’est pas vrai, la perfection n’existe pas. Tout le monde n’est pas taillé pour courir un marathon à 75 ans, pour avoir les jambes fines, pour courir des trails en Antarctique,  pour tenir en équilibre sur les mains, pour faire du CrossFit ou de la danse classique.

Se dépasser, finalement, ce n’est pas une question de performance, c’est encore moins une question de chiffres. Se dépasser, c’est peut-être plutôt dépasser ses angoisses, sa volonté de vouloir bien faire ou mieux faire, et entrer dans un cercle vertueux de bienveillance envers soi-même, dans lequel l’équilibre et la santé sur le long terme doivent prévaloir. Au final, ce que je voudrais vraiment, c’est pouvoir continuer d’être en forme à 100 ans, rire, aimer  et profiter de chaque instant, même si cela suppose des aménagements. Il y a encore tellement d’aventures à vivre! 

Belem au long court ⛵️

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Donc, à présent, je veux faire moins, mais mieux. La course est traumatisante, fatiguante pour le corps. Il faut faire attention. Comme l’a dit si bien Diane, qui est aussi peu en forme que moi: « écoutez vous – faites-vous suivre par de bons médecins & surtout : ne courez jamais sur une douleur ! Toute douleur est un signal d’alarme de votre corps dont vous devez prendre soin ».

Prenez soin de vous!

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4 réflexions sur “Limites

  1. Sarah dit :

    Merci Marinette je vais vraiment essayer de suivre tes conseils. Tu as tout à fait raison. J’ai aussi tendance à repousser mes limites mais je vais être attentive à mes sensations. Bisous et merci pour ton partage. Sarah

    Aimé par 1 personne

    • Marinette dit :

      Sarah, profite surtout de ton marathon dimanche… ensuite viendra le repos, même si tu n’as pas envie, même si tu es pleine d’énergie: la tête doit inviter le corps au repos avant que le corps dise stop. Prends soin de toi! À très vite j’espère. Bisous

      J'aime

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